
Le rail en France - Tome 1
Le Second Empire - 1852-1857
Résumé
Louis-Napoléon, au cours de ses séjours à l'étranger en particulier en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Suisse et aux Etats-Unis, a étudié les économies de ces pays et leurs applications, visité un grand nombre d'usines et ateliers ceci tout en ayant l'espoir de prendre le pouvoir en France. Pour lui et les Saint-Simoniens, la direction de l'économie c'est l'Etat, et les chemins de fer vont en profiter très largement. « Ils feront de Paris le premier marché du monde » pensait-il déjà en 1840.
Aussi Louis-Napoléon, dès le 24 décembre 1851 par son décret d'indemnisation de toutes les Compagnies sinistrées par la révolution de 1848, donne le ton de son impulsion pour le développement des chemins de fer ; il s'appuie sur des partisans convaincus comme Michel Chevalier, son conseiller intime.
Au régime des lois, se substitue, sinon exclusivement, du moins pour une large part, le régime des décrets. Dès l'origine le gouvernement impérial porte à 99 ans la durée des concessions, ce qui relève le crédit des Compagnies et doit assurer, à l'avenir, leur rentabilité ; les formalités administratives sont allégées car le but est d'abord de terminer l'établissement des lignes concédées puis d'entreprendre des lignes nouvelles pour maintenir ouvert le champ du travail. Pour financer ces projets, les établissements de crédit vont se multiplier drainant les capitaux de beaucoup d'épargnants ; même la petite épargne sera sollicitée par des emprunts en obligations garantis contre les risques. L'Etat accorde subventions, garanties d'intérêts et d'amortissement suivant la rentabilité estimée de la ligne.
En 1852, Paris-Strasbourg est enfin achevée. Cette même année, débutent les fusions, oeuvre capitale du Second Empire. Pendant la première période 1852-1857 toutes les lignes concédées selon la loi de 1842 s'achèvent, les liaisons entre elles se développent ; le réseau passera de 3.600 kilomètres en 1851 à 7.500 début 1858. A la fin de l'année 1857, une crise financière éclate déterminant crise commerciale et crise de confiance, particulièrement dans le marché des chemins de fer d'autant plus que la diminution des transports réduit les recettes ; la dépréciation des actions et obligations est considérable. Les Compagnies, soutenues par l'opinion publique consciente qu'une extension trop importante du réseau secondaire nuit à l'économie des lignes principales, vont solliciter la révision de leurs contrats ; des discussions avec l'Etat, naîtront les Conventions de 1859.
Sommaire- Introduction
- a) Le début des grandes fusions et concessions
- b) Le Semmering
- c) Les ouvertures :
- 1852
- 1853 et Le Grand Central
- 1854
- 1855
- Les ouvertures :
- 1856
- 1857
- Conclusion
L'avis du libraire Eyrolles
Cet ouvrage traite de la partie la plus significative de l'évolution du chemin de fer sous le Second Empire. Il s'efforce de représenter les lignes telles qu'elles étaient à leur ouverture et donne un descriptif des voitures et locomotives de l'époque.
Caractéristiques techniques
PAPIER | |
Éditeur(s) | PALAU |
Auteur(s) | Francois Palau, Maguy Palau |
Parution | 01/09/1998 |
Nb. de pages | 216 |
Format | 21 x 29,7 |
Couverture | Broché |
Poids | 808g |
Intérieur | Noir et Blanc |
EAN13 | 9782950942111 |
Avantages Eyrolles.com
Nos clients ont également acheté
Consultez aussi
- Les meilleures ventes en Graphisme & Photo
- Les meilleures ventes en Informatique
- Les meilleures ventes en Construction
- Les meilleures ventes en Entreprise & Droit
- Les meilleures ventes en Sciences
- Les meilleures ventes en Littérature
- Les meilleures ventes en Arts & Loisirs
- Les meilleures ventes en Vie pratique
- Les meilleures ventes en Voyage et Tourisme
- Les meilleures ventes en BD et Jeunesse